En plein bouleversement, l’EuroLeague trace sa nouvelle carte pour 2027/28 : la compétition va accueillir 24 équipes, un vrai saut quantitatif par rapport aux 20 actuelles. Pas moins de onze clubs et projets ont officialisé leurs candidatures pour décrocher l’un des précieux sésames et intégrer ce cercle fermé qui compte déjà 13 actionnaires permanents. Toute cette agitation n’est pas anodine, il s’agit d’un changement de modèle majeur, une expansion qui pourrait remodeler la hiérarchie du basketball européen. Avec près de 700 millions d’euros en droits d’entrée en jeu, le prix du billet pour cette ligue élite se veut à la hauteur des ambitions affichées. Paris Basketball, entre autres, figure parmi ces prétendants, signe que la capitale française veut prendre part au futur du sport continental. Ce projet s’inscrit aussi dans un contexte où l’EuroLeague cherche à consolider son modèle face aux défis que lui posent la NBA et de nouveaux acteurs venus d’Amérique et d’Europe, pesant sur l’évolution du basketball.
Pour résumer l’essentiel de cette phase intense : l’EuroLeague prévoit de passer à 24 équipes dès la saison 2027/28, avec 21 franchises à statut permanent (sauf si le CSKA Moscou reste exclu, ce qui ferait passer ce nombre à 20). Au-delà de la simple augmentation des effectifs, c’est bien un virage business que prend la compétition, semblable aux grands leagues américaines, avec une standardisation des franchises jalousement protégées. Les candidatures déposées comptabilisent des offres totalisant environ 817 millions de dollars, une somme hallucinante, qui reflète la valeur croissante de cette ligue. Le verdict final sera rendu en septembre, décidant quelles équipes intégreront ce nouveau chapitre du basketball européen.
Les enjeux colossaux derrière l’expansion de l’EuroLeague à 24 équipes
La volonté d’étoffer la compétition ne se limite pas à aligner plus d’équipes sur le parquet. L’EuroLeague cherche à en faire une ligue plus compétitive, plus attractive, et plus lucrative. Le passage à 24 participants promet une intensification du calendrier, avec de nouveaux défis pour les clubs, notamment ceux qui sauront financer leur entrée dans cet univers fermé. Mais cette ambition cache aussi une lutte de pouvoir évidente : entre maintenir l’élite actuelle et ouvrir les portes à de nouveaux acteurs, le compromis n’est pas simple. Ce modèle de francisation à l’américaine, où les droits d’entrée atteignent des sommets, crée autant de jalousies que d’espoirs.
Dans ce contexte, le choix des nouvelles équipes ne sera pas seulement sportif. L’investissement promis par les candidats repose sur des structures économiques solides capables d’assumer la pression financière et les exigences médiatiques. Paris Basketball, par exemple, s’inscrit dans cette dynamique, soulevant à la fois enthousiasme et scepticisme quant à la pérennité de cette croissance. L’enjeu est aussi géopolitique : la suspension du CSKA Moscou à cause du conflit en Ukraine pourrait bouleverser les équilibres, offrant une place supplémentaire très convoitée.
Un processus de sélection rigoureux et un impact sur la compétition
L’EuroLeague, sous la houlette de Chus Bueno, son CEO, ne navegue pas à vue. Le processus d’examen des candidatures avance avec méthode : onze propositions retenues après un premier tri, quatre autres mises en attente. Chacune de ces candidatures représente une promesse financière et sportive accrue, affichée par des offres cumulées proches de 817 millions de dollars. L’objectif est clair : sélectionner jusqu’à huit nouveaux clubs qui rejoindront les 13 actionnaires actuels, constituant ainsi le noyau dur de la nouvelle EuroLeague à franchise permanente.
Cette méthode témoigne d’une volonté d’instaurer une stabilité durable dans la compétition, en opposition aux modèles plus fluctuants des ligues ouvertes à montées et descentes. Pour le basketball européen, c’est une révolution au goût américain, qui suscite autant d’espoirs que de doutes, surtout chez les puristes qui craignent une perte d’authenticité dans cette course au business.
Une nouvelle ère pour les clubs et le basketball européen
Aller vers 24 équipes, c’est aussi ouvrir de nouvelles portes pour le développement du basketball en Europe, offrir une visibilité accrue aux clubs et booster l’économie du sport. Mais attention, la pression financière et sportive sera intense. Les équipes devront non seulement assurer leur compétitivité sur le terrain, mais aussi gérer des exigences accrues en matière de marketing, de billetterie, de droits TV et de présence digitale.
Dans ce cadre, l’EuroLeague se positionne clairement comme un acteur majeur, prêt à redéfinir les règles du jeu, pas sans contradictions. La bataille contre l’expansion et l’influence galopante de la NBA sur la scène européenne se joue aussi dans les coulisses, avec des alliances comme le veut l’histoire récente entre NBA et EuroLeague, mais aussi des tensions palpables autour de l’autonomie et du modèle de club européen. Pour suivre cette dynamique, jette un œil à ce dossier complet sur le partenariat NBA-EuroLeague, qui donne un éclairage précieux sur cette rivalité-avantage mutuel.
Alors que septembre approche, l’attention est à son comble. Le verdict sur les nouvelles franchises annoncera un nouveau chapitre où chaque équipe candidate doit se prévaloir d’une stratégie ambitieuse, capable de porter ce projet colossal dans un calendrier européen agité. Le basketball ne sera plus tout à fait le même.