Le PDG de l’Euroleague Motiejunas rĂ©affirme son engagement envers les deux Ă©quipes israĂ©liennes

le pdg de l'euroleague réaffirme son soutien aux équipes israéliennes, soulignant l'importance de l'inclusion et du fair-play dans la compétition.

En plein préparatifs pour la saison 2025/26, l’Euroleague bouillonne de nouveautés majeures. Le PDG Paulius Motiejunas affiche une ambition claire : faire grandir la compétition, en assurant stabilité et identité forte, tout en gérant un contexte géopolitique délicat. La compétition s’étend à 20 équipes, accueillant notamment Hapoel Tel Aviv et la première équipe venue des Émirats, Dubai, inscrivant un tournant géographique inédit. Ce choix stratégique ouvre des horizons inédits mais amplifie aussi les contraintes, avec un calendrier plus chargé et des créneaux internationaux à jongler. Motiejunas s’attarde aussi sur les enjeux sécuritaires pour les équipes israéliennes, un point crucial dans un climat tendu. Malgré tout, il réaffirme son ferme soutien à Maccabi Tel Aviv et Hapoel Tel Aviv, soulignant vouloir retrouver cet esprit festif dans leurs arènes, même si, pour l’instant, la piste d’un retour dans les enceintes locales reste en suspens.

Dans un équilibre fragile entre croissance et prudence, la compétition avance avec un pragmatisme qui chapeaute aussi ses ambitions sportives. L’open dialogue avec la NBA sur la possibilité d’une dimension transatlantique illustre cette volonté de bâtir un sport européen fort sans se laisser fragmenter, tout en restant résolument ancrée dans son terrain. Un positionnement qui atteste aussi d’une organisation réfléchie et flexible face à une réalité sportive et politique mouvante.

En parallèle, la pérennisation des clubs historiques comme Red Star Belgrade et Partizan sera à observer de près, tandis que l’Euroleague avance vers des partenariats solides et des licences renouvelées, misant sur la qualité et l’investissement de ses acteurs. La compétition ne fait donc pas que grandir en volume, elle veut aussi cultiver un écosystème stable autour du basketball pour garantir un spectacle engageant et sécurisé aux fans européens et internationaux.

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  • Expansion marquante avec passage Ă  20 Ă©quipes et 4 matchs supplĂ©mentaires par club
  • Hapoel Tel Aviv rejoint la compĂ©tition après son succès en EuroCup, et première inclusion d’une Ă©quipe de DubaĂŻ
  • Question cruciale des calendriers compliquĂ©s avec double-activitĂ©s et fenĂŞtres internationales
  • Engagement renouvelĂ© envers les Ă©quipes israĂ©liennes, malgrĂ© les tensions gĂ©opolitiques persistantes
  • Dialogue constructif avec la NBA autour d’une possible ligue europĂ©enne commune, en Ă©vitant toute fragmentation du basket europĂ©en
  • Licences pluriannuelles pour des clubs importants comme Red Star Belgrade, Partizan, et discussions en cours pour Monaco et Valencia
  • Le Final Four, après un succès Ă  Abu Dhabi en 2025, reviendra en Europe mais pourrait retourner au Moyen-Orient en 2027

Les ambitions concrètes de l’Euroleague pour 2026 : croissance et stabilité au cœur du projet

Paulius Motiejunas ne tourne pas autour du pot : l’expansion de la compétition est nettement plus qu’un simple ajout de quatre équipes. Passer à 20 clubs impose une logistique nouvelle, plus de matches pour les clubs, et surtout une ouverture vers de nouveaux marchés. Avec l’arrivée d’Hapoel Tel Aviv – qui affiche une montée en puissance après son sacre en EuroCup – et de Dubai, premier représentant des Émirats arabes unis, c’est une vraie internationalisation qui s’offre à l’Euroleague. Le choix de contrats longs (cinq ans pour Dubai, trois ans pour Valencia) pose un socle pérenne, qui garantit une sorte de stabilité économique et sportive.

Le sport européen se retrouve ainsi renforcé face à des enjeux de compétitivité et de visibilité, notamment dans des zones auparavant peu exploitées. Cela va aussi dans le sens d’un véritable engouement pour le basketball, planète que l’Euroleague veut dominer sans éclatement, surtout face aux rumeurs d’une ligue européenne NBA.

le pdg de l'euroleague réaffirme son soutien aux équipes israéliennes, soulignant l'importance de l'inclusion et du respect dans le basketball européen.

Un calendrier plus dense qui testera la flexibilité de la compétition

L’allongement de la saison pose des défis évidents : pour gérer les besoins sportifs et l’état physique des joueurs, la ligue s’engage à des ajustements précis. On comptera plus de “Double Weeks” et un délicat équilibre avec les fenêtres internationales de FIBA, afin de ne pas écraser les joueurs sous une charge insoutenable. Motiejunas insiste sur le dialogue avec les joueurs, médecins et équipes, pour que cette extension reste viable.

Ce puzzle complexe révèle aussi une volonté claire : prioriser la qualité du basketball sans sacrifier la sécurité. C’est un équilibre difficile, mais nécessaire avec une compétition qui s’internationalise. Des mesures spécifiques, comme déplacer certains matchs à des moments stratégiques (ex. mardi-jeudi en novembre) montrent une organisation proactive.

Israël dans l’Euroleague : maintien et gestion du risque sécuritaire

La situation géopolitique reste un véritable défi. Depuis l’automne 2023, les tensions avec l’Iran et les affrontements à la frontière israélienne bouleversent les calendriers. Malgré tout, le PDG Motiejunas confirme l’engagement ferme de l’Euroleague envers les deux équipes israéliennes, Maccabi Tel Aviv et Hapoel Tel Aviv, qui symbolisent un pan important de la compétition.

La priorité absolue reste la sécurité des joueurs, des coaches, des fans et de tous les acteurs. Jusqu’à présent, l’idée est d’organiser les rencontres dans des lieux neutres si la situation reste instable. D’ailleurs, la gestion prudente de l’Euroleague dans ce contexte montre une organisation qui refuse de négliger le contexte tout en ne cédant pas à l’exclusion. Une fois la paix revenue, le retour dans les arènes israéliennes serait envisagé, même si un derby à Tel Aviv semble actuellement difficile à imaginer.

Ce soutien est aussi un signe fort pour le basketball israélien, qui demeure un élément important du paysage sportif européen. Motiejunas résume bien l’état d’esprit : il veut préserver le spectacle tout en protégeant l’humain. C’est précisément cette philosophie qui doit guider l’évolution de la compétition dans les années à venir.

Euroleague et NBA : un dialogue ouvert mais vigilant face Ă  la fragmentation

Les discussions récentes avec la NBA ont suscité beaucoup de remous. Le projet d’une ligue européenne NBA repoussée à 2028 ne fait pas tourner en rond l’Euroleague, qui se murmurait pourtant inquiète. Motiejunas, à la fois diplomate et ferme, met en garde contre le risque de fragmenter un sport déjà partagé entre multiples compétitions.

Dans cette optique, l’Euroleague reste ouverte à la collaboration, mais dans un cadre respectueux de l’écosystème actuel. Il s’agit pour elle de mettre en valeur les clubs et le produit déjà existant, sans céder à la tentation d’une division qui desservirait les fans et la cohérence du sport européen.

Pour mieux comprendre les enjeux et découvrir une analyse plus poussée du PDG sur ce sujet, on peut retrouver un compte rendu détaillé ici : rencontre entre la NBA et l’Euroleague.

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